Ouverture pas Philippe Viette, Pascal saint-Etienne et Karim Herida le 18 mai 2013


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Une nouvelle descente : le Ruisseau du Puy-Mary, un affluent de la haute Jordanne.

Pentecôte 2013. Nous profitons de la réouverture du Pas-de-Peyrol pour rendre visite à cette ravine qui descend dans l’axe de la face sud du Puy-Mary. La neige recouvre encore le versant de quelques névés. Le printemps a bien du retard cette année : Il tombe une pluie moitié « neige fondue » et la température extérieure marque péniblement 1°.

La sensation de froid est renforcée par des rafales de vent. Nous dévalons les pentes mouillées et à peine entrés dans le ravin, le tonnerre gronde et nous essuyons une volée de grêlons. Nous oublions que nous sommes le 18 mai et nous basculons en « mode hivernal » ! La fonte de la neige, les sols gorgés d’eau et la pluie continue ont grossis toutes les ravines du secteur. C’est donc avec de bonnes conditions de débit que nous découvrons ce nouveau parcours, d’autant que de nombreux affluents grossissent le débit jusqu’au final où nous progressons dans une franche rivière. Trois heures et demi plus tard et huit cascades plus bas, nous arrivons un pont aval. Le bilan est mitigé. Les plus grandes cascades manquent de verticalité, se présentant en longue rampes comme c’est trop souvent le cas dans le terrain volcanique de ce secteur, et lorsque surviennent enfin de beaux obstacles, le canyon se termine. On en redemanderait un peu plus : une ou deux cascades supplémentaires aurait donné une bien meilleure note à cette descente. En conclusion, le parcours offre un bon terrain de découverte et d’initiation dans un beau cadre naturel. L’engagement est faible, à la faveur du peu d’encaissement, et se prête à une descente avec un « bon débit ».